Introduction
Le mot « terre » a une multitude de sens, car cela peut-être notre planète, le sol, une matière de poterie, un élément symbolique… que je vais vous présenter dans cet article.
Le sol
Le sol est le milieu naturel pour la croissance des plantes. C’est une couche vivante située entre la roche (intérieur de la planète) et l’air. Le sol se compose d’éléments minéraux (sable, argile, limon), de matière organique issue de la décomposition des plantes et animaux, d’eau et d’énormément d’être vivants (vers, bactéries, champignons).
Il existe trois types de sols naturels : des sols argileux, des sols limoneux et des sols sableux, et un sol artificiel : le sol de béton.
Sols argileux :
Si un sol est argileux ou non, cela dépend surtout de la géologie locale, selon le type de roche mère (matière à partir de laquelle se forme le sol) et de l’histoire du terrain. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles dépend de la teneur en eau du sol et de ses variations, pas du fait que la région soit humide ou sèche.
Les sols argileux sont surtout présents dans des régions humides (Nord, Bretagne, Normandie), dans des régions semi-humides (Centre, Bassin parisien), et dans des régions sèches ou méditerranéennes (Sud-Est, Sud-Ouest).
Le fait qu’un sol argileux ait la capacité de contenir l’eau en fait un très bon substrat (support) pour toutes les plantes qui craignent le dessèchement. L’argile joue un rôle essentiel dans la nutrition des plantes, car il retient les éléments minéraux comme le potassium, le magnésium… et les rend disponibles pour les végétaux.
Lorsqu’un sol est argileux, il est très sensible aux variations d’humidité : il se rétracte quand l’eau s’évapore en période sèche et gonfle lorsqu’il contient beaucoup d’eau en période pluvieuse. C’est le même fonctionnement pour une éponge ! C’est ce qu’on appelle le phénomène de retrait et de gonflement des argiles (RGA). Donc un sol d’argile n’est pas un bon support pour des habitations, car il causerait d’importants dégâts sur des habitations. Peuvent apparaître des fissures sur les structures, des distorsions des portes et des fenêtres…

Les sols limoneux :
Le limon est une terre très fine déposée par les rivières.
Les sols limoneux sont très répandus dans le monde, mais ils apparaissent dans des environnements précis.
- Vallées de rivières et plaines inondables : C’est l’endroit le plus courant. Lorsque les rivières débordent, elles déposent du limon. Exemples : Vallée du Nil (Égypte), Vallée du Mississippi (États-Unis), Vallée du Gange (Inde).
- Bords de lacs et zones côtières calmes : Le limon peut aussi être transporté par le vent ou l’eau et se déposer près des lacs, des estuaires, des baies tranquilles.
- Régions avec dépôts de loess (limon) : le loess est un limon qui est transporté par le vent qui peut former des couches très épaisses. Exemples : plateau de Loess en Chine, vallée du Mississippi.
Les sols français contiennent beaucoup de limon, notamment dans les plaines agricoles du Nord, en Beauce, dans les vallées fluviales (Loire, Seine, Garonne…)
Les sols limoneux sont parmi les meilleurs sols pour l’agriculture et le jardinage :
Ils sont riches en nutriments et en matière organique, ce qui favorise la croissance des plantes.
Ils retiennent bien l’humidité mais pour autant, ils ne deviennent pas marécageux. Leur structure permet de garder l’eau tout en évitant l’engorgement.
Le limon donne une texture souple et facile à travailler. Les sols limoneux sont faciles à manipuler, doux et poudreux.
Le fait qu’ils soit équilibrés en sable, argile et limon permet la croissance de presque toutes les plantes.
Les sols limoneux sont très fertile, mais ils ont plusieurs faiblesses qui doivent être bien géré :
- Forte sensibilité à l’érosion : Comme ils sont composés de fines particules, ils sont facilement emportés par l’eau et le vent.
- Tassement rapide : Lorsqu’ils sont piétinés ou trop humides, ils se tassent, ce qui réduit l’aération du sol et gêne la croissance des racines.
- Surface compactée par la pluie : La surface peut devenir une croûte dure sous l’effet de la pluie, ce qui empêche l’eau de pénétrer et les jeunes pousses de se développer.
- Possibilité mauvaise structure : Sans matière organique, les sols limoneux deviennent collants si mouillés et poussiéreux si c’est sec.
- Variation de l’humidité : Même si ils retiennent bien l’eau, ils peuvent sécher très rapidement, ce qui crée des alternances difficiles pour les plantes.
Les sols sableux :
Les sols sableux apparaissent dans plusieurs types de régions, selon l’origine du sable.
En France, ils se situent dans les Landes, la Sologne (Centre-Val de Loire), dans les Vosges et dans le Massif Central, en plus de toutes les plages.
Dans le monde, ils se trouvent dans plusieurs types de paysages, notamment dans les régions côtières (plages, dunes…), dans les déserts et dans les lits de rivières.
Même si les sols sableux sont pauvres et peu fertiles, ils montrent d’importants avantages :
- Rapide réchauffement au printemps : Le fait que le sol de sable soit léger et qu’il laisse passer l’air sont les deux facteurs qui font qu’il chauffe plus vite que le sol argileux, ce qui permet de planter plus tôt dans l’année.
- Facilité de travail : Les sols sableux sont souples, facile à bêcher (facile à retourner avec une bêche), ils ne collent pas aux outils. Donc ils ont parfaits pour un jardinier débutant ou pour des cultures rapides.
- Très bon drainage de l’eau : Les sols de sable laissent l’eau s’infiltrer rapidement, ce qui fait qu’il n’y a pas de flaques, pas d’étouffement des racines. Il est donc idéal pour les plantes qui n’aiment pas la stagnation de l’humidité.
- Convenance à certaines plantes spécifiques : Ils sont parfaits pour les plantes méditerranéennes, les légumes précoces et pour les plantes résistantes à la sécheresse.
- Permission des cultures précoces : Parce qu’il se réchauffent vite et se travaillent facilement, ils permettent de récolter plus tôt dans la saison.
Certes, les sols sableux sont légers et faciles à travailler, ils présentent plusieurs limites importantes pour l’agriculture et le jardinage.
- Très faible sauvegarde d’eau : L’eau traverse le sol « comme dans un filtre » et n’est presque pas retenue, donc il sèche très vite, surtout en été, ce qui impose des arrosages fréquents.
- Pauvreté en nutriments : Les éléments qui fertilisent le sol sont emportés par les pluies et les arrosages. Naturellement, le sol n’est pas très bon pour les cultures.
- Rapide variation de températures : Le sol se réchauffe vite, mais se refroidit aussi rapidement, ce qui peut être contraignant pour certaines cultures.
- Grand besoin d’entretien régulier : Pour pouvoir produire, un sol sableux doit recevoir régulièrement du compost ou des engrais verts pour améliorer sa structure ou sa fertilité.
Parmi le sol argileux, limoneux et sableux, le meilleur pour l’agriculture est le sol limoneux. Souvent appelé « sol idéal » il combine les avantages des sols argileux et sableux.
Si il est le meilleur, c’est pour ces 5 raisons :
- Il retient bien l’eau, mais sans excès
- Il est bien aéré, donc les racines peuvent bien respirer
- Il est riche en nutriments, donc il est très fertile
- Facile à travailler, ni trop lourd, ni trop léger
- Il ne sèche pas trop vite
Le sol artificiel : les routes
Ces matériaux sont souvent utilisés pour la construction d’une chaussée, on y retrouvera ces 6 composants : l’asphalte, le béton, le goudron, le macadam, le bitume et les briques.
Mais pas de précipitation ! Avant de commencer la construction d’une route, il y a des chose à faire. Puis il faut suivre un protocole de construction :
Avant de poser un seul caillou, on doit étudier le terrain : étude du tracé, étude d’impact environnemental, topographie (mesures des pentes, courbes, altitudes).
Il faut ensuite préparer le terrain : enlever ce qui gêne (couper les arbres, retirer les branches et les souches, nettoyer le sol), enlever la terre du dessus (gratter la terre végétale, mettre de côté ce qui peut servir ailleurs), mettre le sol à la bonne forme (creuser quand c’est trop haut, remplir quand c’est trop bas, aplanir pour que ce soit droit), il faut aussi rendre le sol solide (tasser le sol avec des machines, ajouter du sable et des cailloux si besoin), et dernièrement préparer l’évacuation d’eau (creuser des fossés, installer des tuyaux, poser un tissu spéciale (géotextile).
Il faut faire ensuite la fondation : Grave non traités (GNT, c’est un mélange de cailloux, de graviers et de sable, ça sert à porter le poids de la route), Grave traitée au ciment ou à la chaux (GTC, parfois, on ajoute du ciment ou de la chaux, car ça rend la fondation plus dure et moins sensible à l’eau).
Pour avoir une bonne route, il faut avant bien la compactée, c’est indispensable ! Ceci pour tasser la fondation (avec un rouleau), et qu’elle soit bien serrée et ne bouge plus.
Parfois, il faut un géotextile, un tissu spécial à poser sous la fondation pour que la boue ne remonte pas, mais aussi pour garder la fondation propre et stable.
Simplement, la fondation = Cailloux + sable (GNT), parfois ciment ou chaux (GTC), bien tassé et parfois géotextile.
Les composants :
L’asphalte, c’est un matériau noir, solide ou visqueux, qui se compose du mélange bitume granulats (sable, gravier). Il est utilisé pour construire des routes, des trottoirs, et même certains terrains de sport.
L’asphalte existe naturellement depuis des milliers d’années. Il s’agit d’une roche sédimentaire calcaire imprégnée de bitume naturel.
Une route faite d’asphalte a une couleur noir ou gris très foncé, elle a une surface lisse et homogène, sans cailloux apparents. Elle a aussi une texture continue. Au toucher, sa surface est légèrement granuleuse, elle n’a pas de gros graviers visibles. Elle peut être un peu souple si la température est élevée.
Il est très utilisé parce que c’est très résistant, car il peut-être coulé dans n’importe quelle forme, il est durable et est idéal pour les constructions solides.
Le goudron est une matière noir, très visqueuse et collante, obtenue en chauffant du charbon, du bois ou d’autres matières. Il a longtemps été utilisé pour protéger le bois, les routes et les toitures. Mais attention : le goudron n’est plus utilisé pour construire les routes modernes car il est toxique.
Le goudron sert aussi à rendre étanches certains matériaux et protéger des murs ou des fondations contre l’humidité.
Le bitume, c’est une substance noire qui est visqueuse et collante. Ce matériau est composé d’hydrocarbures (molécule composée uniquement de carbone et d’hydrogène, donc un mélange d’hydrocarbures est un ensemble de plusieurs hydrocarbures différents). Le bitume, ça peut être naturel ou fabriqué lors de la distillation de pétrole (séparation du pétrole brut en plusieurs produits). À température ambiante, il est solide ou pâteux, mais lorsqu’il est réchauffé, il devient liquide et très adhésif (très collant après avoir roulé dessus).
Le bitume est surtout utilisé comme liant dans les routes :
Il sert à fabriqué les enrobés bitumineux (asphalte) pour les routes, parkings, trottoirs. Il sert également à coller les granulats (graviers, sable) entre eux pour former une surface solide.
C’est le matériau principal des routes modernes, contrairement au goudron (issu du charbon), qui n’est plus utilisé.
Pourquoi choisir le bitume à l’asphalte, ou inversement ?
Ces deux composants sont utilisés pour faire des routes, mais des différentes. C’est ce que je vais vous présenter :
On choisit l’asphalte ou le bitume selon l’usage de la route : trafic (route où plein de véhicules y circulent), environnement urbain, esthétique (route qui est fait pour être belle), ou durabilité. L’asphalte est privilégié en ville pour sa finition lisse, tandis que le bitume est préféré pour les routes à fort trafic car il est durable et économique.
Pour les trottoirs, les pistes cyclables, pour les zones piétonnes, les Centres-villes, les places publiques, les quais de métro, les tramways, et pour les gares on préfèrera utiliser l’asphalte.
Pourquoi ? parce que sa surface est lisse et esthétique, elle peut être coloré et est très imperméable, donc idéal pour les zones piétonnes, et le confort de marche et de roulage sont présents.
Si l’on veut une belle route destinée à un faible ou moyen trafic, on utilisera alors de l’asphalte. Par exemple pour une route esthétique, on veut un beau revêtement, donc l’asphalte sera utilisé.
On retrouve des routes esthétiques dans des centres-villes rénovés, des quartiers historiques, des avenues importantes et dans d’autres types de lieues non cités.
L’asphalte est donc choisie pour les espaces urbains de qualité, où l’apparence et le confort comptent.
Le bitume est le liant principal des enrobés routiers modernes. Il est utilisé pour la majorité des routes, autoroutes et parkings.
Pour les routes nationales et départementales, pour les autoroutes et pour les parkings, on préfèrera utiliser le bitume.
Pourquoi ? car il est très résistant au trafic intense, il est durable et économique, est facile à réparer et à entretenir, permet une bonne adhérence pour les véhicules et il supporte bien les variations de température.
Le bitume est donc choisie pour les routes où la résistance est prioritaire.
Si l’on veut une route qui sera destiné au fort trafic, on utilisera le bitume, car c’est un matériau très résistant et permet une bonne adhérence aux automobiles.
On confond souvent le goudron et le bitume pour plusieurs raisons :
- Grande ressemblance : Les deux sont des matériaux noirs, visqueux et collants, utilisés pour recouvrir les routes. Cette ressemblance visuelle fait que beaucoup de gens utilisent les deux mots comme s’ils étaient synonymes.
- Ils ont servis à faire des routes :Le goudron (issu du charbon) était utilisé autrefois pour les routes. Le bitume (issu du pétrole) est utilisé aujourd’hui dans les enrobés modernes. Comme les deux ont servis au même usage, les gens ont gardés l’habitude de dire « goudronner les routes », même si aujourd’hui on utilise du bitume.
- Tous les deux à base d’hydrocarbures : Les deux corps appartiennent à la famille des matériaux noirs et visqueux utilisés en construction routière, ce qui entretient la confusion.
Le béton est un matériau de construction très solide, fabriqué en mélangeant des granulats (sable, graviers, cailloux), un liant (le plus souvent du ciment, de l’eau et parfois des adjuvants (produits qui améliorent certaines propriétés). Quand on mélange tout ça, on obtient une pâte qui durcit avec le temps pour devenir un matériau très résistant.
C’est l’une des substances les plus utilisés au monde pour construire des routes, des bâtiments, des ponts, etc.
Reconnaissance des différents sols :
Dans cette partie, je vais vous donnez les critères pour reconnaitre chaque sol naturel que je vous ai présenté.
Reconnaître un sol argileux :
Un sol argileux a une couleur souvent foncée (brun, rouge, gris selon la région), sa surface se craquelle en été quand il fait sec et il devient collant et lourd quand il est mouillé
Le sol se façonne très lentement par l’altération des roches (gel, pluie, vent), par l’apport de matières organiques (feuilles mortes, racines, animaux) et par des insectes qui mélangent et transforment le tout. Il faut environ 300 ans pour qu’1 centimètre de sol se forme. C’est donc une ressource non renouvelable à l’échelle humaine.
Sa formation est lente mais le sol rend des services indispensables. Dessus, les plantes poussent, des être vivants y vivent.
Il nous permet de nous nourrir, par l’intermédiaire de l’agriculture et car des animaux qui y vivent .
Il permet aussi de filtrer et stocker l’eau et de limiter les inondations.
Le sol régule climat, parce que c’est un puits de carbone important.
Dernièrement, il supporte les activités humaines (constructions, routes, infrastructures).
Cependant, il est menacé par les activités humaines : l’érosion
La terre de l’intérieur
